EXPOSITION

L’ECOLE PLANTEROSE présente une exposition artistique poignante. À travers la peinture, le collage et l’autoportrait, ces jeunes créateurs partagent leur vision du monde, entre urgence écologique et quête d’identité. Une claque visuelle et citoyenne à ne pas manquer.

C’est une déferlante d’émotions et de lucidité qui s’empare de Planterose. Un collectif de jeunes artistes, dévoile une série d’œuvres engagées d’une maturité saisissante. À travers leurs créations, ces adolescents ne se contentent pas de faire de l’art : ils lancent un cri d’alarme et ouvrent une fenêtre sur leur intériorité.

L’urgence écologique au cœur des toiles

Le premier volet de l’exposition, intitulé « Le Premier des biens c’est l’eau », confronte le visiteur à la fragilité de notre planète. Les œuvres bousculent par leur justesse. C’est le cas de la toile « Fermer le robinet » signée par Lazslo, 17 ans, qui dépeint avec force l’image saisissante d’un monde totalement vidé de ses ressources bleues.

Un peu plus loin, Abdoul, 15 ans, utilise la technique du collage pour interpeller le public. Dans son œuvre « Banc de poissons », des images découpées dans des magazines s’assemblent pour dénoncer la pollution des océans et l’impact dévastateur des actions humaines sur la faune marine.

Ce projet collectif vibrant a rassemblé les talents de Laszlo, Adama, Max, Marie, Kylian, Aboubacar C, Aboubacar D, Enzo, Marinna, Abdul et Matie. Chacun apporte sa pierre à un édifice commun : rappeler que l’or bleu est notre bien le plus précieux.

Du cri de la Terre au reflet de l’Âme

Le second volet, baptisé « AUTOPORTRAITS », propose un voyage plus intimiste, mais tout aussi puissant. Quinze artistes (Laszlo, Adama, Matie, Abdul, Aboubacar C, Aboubacar D, Enzo, Amel, Kylian, Marie, Joao, Lucas, Jayson et Cédric) se livrent à l’exercice difficile de la représentation de soi.

Ici, le visage devient le miroir des doutes, des rêves et de la force d’une génération trop souvent stéréotypée, mais profondément sensible. L’autoportrait n’est pas seulement un reflet, c’est une affirmation de leur place dans la société.

Une exposition nécessaire

Il émane de cette exposition une force brute et une poésie singulière. En donnant la parole et les outils de création à ces jeunes, le collectif de Planterose prouve que l’art reste le plus court chemin pour toucher les cœurs et éveiller les consciences.

Une exposition forte, poignante et indispensable, qui rappelle que la jeunesse a des choses à dire. Et qu’il est grand temps de l’écouter.

GALERIE REVOL – du 18 au 30 juillet 2026

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